Discutons ensembles des différences entre la sophrologie et la méditation. Tout d’abord, il est important de savaoir qu’il s’agit pratiques proches et liées. Le docteur Alfonso Caycedo, neuropsychiatre fondateur de la sophrologie, s’est inspiré des pratiques méditatives du bouddhisme tibétain. Quant à la méditation de pleine conscience dont on parle beaucoup aujourd’hui, elle est aussi clairement issue des pratiques du bouddhisme zen tibétain.
Pourquoi compare-t-on souvent sophrologie et méditation ?
On compare souvent la sophrologie et la méditation car ce sont des pratiques proches. Le fondateur de la sophrologie, le docteur et neuropsychiatre Alfonso Caycedo a fait de la méditation zen tibétaine est un 4 piliers de la sophrologie.
La sophrologie en tant que méthode de relaxation psycho-corporelle peut être vue comme un « pont » vers la méditation.
En effet, il est très difficile de demander à des personnes anxieuses ou déprimées de s’asseoir et de rester assise immobile. Toutes les pensées négatives qui les habitent risqueraient de les assaillir et potentiellement d’aggraver leur état. En passant d’abord par la prise de conscience des sensations, des mouvements doux, une attention à la respiration et des temps de partage et d’écoute sans analyse sans jugement, la personne apprend à rester sans rien faire en sécurité.
Définitions claires : sophrologie et méditation
Qu’est-ce que la méditation ?
La méditation est une pratique qui consiste essentiellement à observer ses pensées, ses émotions sans les attraper, sans se fixer dessus. Une pensée apparaît puis disparaît ; une autre surgit, on en prend conscience et on la laisse partir ; et ainsi de suite.
Il y aussi des méditations qui permettent de fixer son attention. La plus connue est celle qui consiste à simplement observer sa respiration. Le maître zen tibétain Tich Nat Han la résumait par le mantra suivant:
« J’inspire, je sais que j’inspire.
J’expire, je sais que j’expire. »
Qu’est-ce que la sophrologie ?
La sophrologie est une méthode de relaxation psycho-corporelle. Par le retour aux sensations corporelles, elle permet d’atteindre un état de détente. La sophrologue invite à poser son attention sur les messages du corps. C’est notamment le cas en début de pratique avec la prise de conscience des différentes parties du corps et du corps dans sa globalité . Elle guide aussi la ou les personnes vers l’accueil inconditionnel de tous les messages qui émergent. Progressivement, elle permet donc de réunifier le corps, le cœur et l’esprit. Les personnes s’ancrent davantage dans le présent. Elles apprennent aussi à faire de leur petite voix intérieure leure meilleure alliée. Elles s’apaisent.
Les différences entre la sophrologie et la méditation
Différence n°1: les origines et la philosophie
La méditation est une pratique religieuse très ancienne. On la retrouve notamment chez les bouddhistes et chez les hindouistes.
La méditation de pleine conscience développée par John Kabat Zinn est sa version laïcisée et occidentale. Dépouillée de sa dimension religieuse et philosophique, elle est une méthode de réduction du stress. En France, c’est Christophe André qui a largement contribué à la populariser et à vanter les bienfaits, à juste titre.
La sophrologie, elle, a été mise au point par le docteur Alfonso Caycedo. Neuropsychiatre espagnol, il était à la recherche d’une méthode capable d’apaiser ses patients. Il a donc croisé les bienfaits des traditions zen tibétaines, du yoga et de la psychologie positive des années 1930. En prenant le meilleur de ces trois « ingrédients », il a fondé quelque chose de nouveau. La sophrologie n’est pas une religion. Elle n’est pas juste une succession de mouvements. Elle n’est pas non plus juste un entraînement à repérer le positif. C’est un art de vivre qui combine tout cela et qui permet d’atteindre un lâcher prise.
Différence n°2: la posture et la pratique
La méditation se vit principalement assis.e sur un coussin genoux repliés et dos droit, paumes déposés sur les genoux ou bien l’une sur l’autre avec les pouces joints. Mathieu Ricard consacre tout un chapitre sur la « juste posture » dans son livre L’art de la méditation. Il existe aussi, même si elle est moins connue, la méditation marchée. Le méditant est alors invité progressivement à ralentir son rythme de marche pour porter toute son attention sur ses pieds qu’il avance l’un après l’autre au rythme de ses inspirations et de ses expirations. (Citer Tich Nat Han)
La sophrologie se vit dans les trois positions de la vie quotidienne: debout, assis ou allongée même si c’est plus rare. Au cours d’une pratique, ses positions peuvent alterner. La sophrologue peut proposer de démarrer la pratique debout puis de venir en position assise. Elle peut aussi proposer une pratique tout allongée. Tout son savoir-faire est mis à l’écoute de la personne ou du groupe pour répondre de la façon la plus ajustée au besoin de l’instant.
Différence n°3: l’accompagnement et l’objectif
La différence fondamentale est peut-être là. A l’origine, la méditation est une pratique religieuse qui vise à permettre aux pratiquants du bouddhisme d’atteindre la sagesse, l’Eveil. C’est un rituel et on se rend au temple pour méditer ou bien dans des monastères reculés ou des ashrams en Inde.
La sophrologie n’est pas une religion mais une méthode pour développer sa sérénité au quotidien et à terme, elle peut de venir un véritable art de vivre. Elle vise au soulagement du stress, de l’anxiété, de la douleur. Pas à pas, elle permet aux personnes, quelque soit la cause de leurs souffrances, de refaire de leur corps un espace de sécurité et de leur petite voix intérieure une alliée. Quatre ingrédients sont nécessaires:
- les mouvements doux issus du yoga,
- l’attention à la respiration venue de la méditation,
- la visualisation positive issue de la psychologie positive américaine
- les temps de partage et d’écoute avec la sophrologue
Ces « quatre ingrédients » mélangés forment quelque chose de complètement nouveau, un peut comme un très bon gâteau est complètement différent des œufs, du beurre, de la farine et du sucre qui le compose. Dans les années 1970, la synthèse qu’opère le Dc Caycedo est terriblement novatrice dans la prise en charge du bien être des personnes au quotidien.
Aujourd’hui, la méditation de pleine conscience a été popularisée. Développée par Jon Kabat-Zinn dans les années 1980, elle a été importée en France principalement par le psychiatre Christophe André. Elle est plus récente que la sophrologie et comme elle, elle vise notamment à la réduction du stress, le soulagement de la dépression et l’amélioration du bien être. Comme la sophrologie, elle inclut du yoga. Cependant, dans le programme, les postures sont à respecter. On y trouve aussi la pratique de la lecture du corps – body scan. Toutefois, celle-ci dure beaucoup plus longtemps qu’en sophrologie (30 à 45 mn) et n’attire pas l’attention sur les sensations corporelles ni leur prise de conscience. Enfin, il y a peu de temps de partages et la visualisation positive n’est pas enseignée. Il s’agit surtout de porter son attention au présent.
Pour qui et pourquoi ?
La méditation est destinée avant tout aux personnes s’engageant sur une voie spirituelle et religieuse: celle du bouddhisme et de l’hindouisme.
La méditation de pleine conscience et la sophrologie s’adressent aux personnes en quête de mieux être et de sérénité dans leur vie quotidienne.
Mon parcours personnel m’a amenée de la MBSR à la sophrologie. La raison principale : ma passion pour la transmission. Plus concrète, très « terre à terre » malgré peut-être l’image qu’elle véhicule, la sophrologie outille les personnes dépressives, anxieuses, qui souffrent de douleurs chroniques de façon rapide et efficace. En une dizaine de séances, le quotidien des personnes change. Libre à elles, ensuite, d’avoir exploré avant ou en parallèle ou plus tard la cause de leur mal être.
Sophrologie ou méditation: quelle pratique choisir selon ses besoins ?
La sophrologie est plus facile d’accès. Grâce au mouvements, aux respirations et aux visualisations positives, elle permet d’apprendre à se poser sans paniquer. En séances individuelles ou en groupe, je vois les personnes se réapproprier tout leur corps, toutes leurs sensations petit à petit. La sécurité intérieure se restaure. De la même façon, si la voix avec laquelle on s’adresse à soi est trop négative, empreinte de jugement, de dévalorisation, la sophrologie sera plus douce. Elle permettra petit à petit de repérer ce qui nourrit. Aussi, la sophrologie, pour les personnes anxieuses, dépriméées peut se voir comme un « pont » vers la méditation. Une fois la sécurité intérieure restaurée, il devient possible d’accomplir ce « voyage immobile » qu’est la méditation.
Peut-on associer sophrologie et méditation ?

La sophrologie et la méditation peuvent tout à fait être associées. Sophrologue à Marseille, j’ai d’ailleurs d’abord pratiqué la méditation de pleine conscience avec le livre de Jon Kabat-Zin et la méditation bouddhiste au centre bouddhique tibétain de Marseille. Puis, quand j’ai cherché une médecine douce facile à transmettre et terriblement efficace pour lutter contre la dépression et l’anxiété, c’est naturellement que je me suis tournée vers la sophrologie. Aujourd’hui encore, je ne peux que constater comment ces deux pratiques se nourrissent. Je suis plus stable et plus ancrée en méditation grâce à la sophrologie. Inversement, quand je vie une pratique de sophrologie pour moi, mon attention est renforcée grâce à mes sessions de méditation au Centre tibétain ou chez moi.
Pourquoi choisir la sophrologie avec Florence Salat à Marseille ?

En choisissant Florence Salat, sophrologue à Marseille, vous choisissez une personne passionnée de transmission, à l’écoute et qui saura vous guider vous, pas à pas, vers ce qui vous nourrit, vous sécurise. Mon accompagnement vous permet de vous libérer de vos jugements et pensées négatives. Vous apprenez à apprivoiser vos sensations corporelles. Vous apprenez à vous nourrir de ce qui est bénéfique pour vous.
Vous choisissez aussi une personne réellement formée à la sophrologie. Je me suis rendue au centre Zuili près d’Avignon pendant deux ans en présentiel. Ce centre est reconnu pour l’excellence de sa formation. Il est d’ailleurs un des rares centres à figurer dans les recommandations de la Société Française de Sophrologie à laquelle j’adhère. J’ai obtenu la certification RNCP. Professeure d’histoire géographie pendant 20 ans, ma sophrologie se veut accessible, concrète et ancrée dans votre quotidien. J’ai également une grande connaissance des adolescent.es et des étudiants qui font face au refus scolaire anxieux, au harcèlement, à la phobie scolaire ou à l’anxiété de performance. C’est d’ailleurs pour cette « double casquette » de professeure et sophrologue que j’ai pu nouer un partenariat fructueux avec Supexam, « écurie » de médecine bien implantée sur Marseille.
J’anime aussi un atelier de sophrologie ouvert au grand public au Centre municipal des Chartreux en partenariat avec la Mairie des 4&5eme arrondissements les jeudis entre midi et deux.
Ma pratique se tourne vers le bien être des adolescent.es, des étudiant.es et des femmes en général et c’est pour cette raison que je suis membre de l’associations Les Louves et des guerrières de madame Endo. Ces partenariats vous permettent de bénéficier de tarifs préférentiels, aussi bien pour les ateliers de groupe que pour les séances individuelles.
Vous voulez en savoir plus et échanger directement avec moi ? Programmez dès à présent notre première rencontre via ce lien Zen à Marseille